Guignol's Rock, rubrique du blog

Suite à la disparition de l'hebdomadaire (papier) Lyon Poche en 2011, notre chronique annonçant les concerts rock de la semaine s'est retrouvée sur ce blog, en reprenant
son titre original, "Guignol's rock" (parution sur le week-end…) avec des photos et une sélection de vidéos (à ouvrir en pop-up). Bonne lecture !

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samedi 16 mai 2015

Notre petite Nuit très Sonore du 15-5-2015 (Nuit 3 de NS#13)


(Extraits de la Nuit 3 de Nuits Sonores 13)

Juste un bout d’une nuit de Nuits Sonores, toujours avec les trois scènes, ces trois halles de l'ancien marché de gros pas encore démolies… La halle 1 est celle qui a accueilli Kraftwerk l'an passé et elle est consacrée aux DJ sets les plus techno (vous me pardonnerez de tout mettre dans un même sac sans savoir apprécier les différences de styles), la 2 est plus métissée on va dire, avec des "live", prestations avec chanteur en plus de l’indispensable table derrière, parfois même un guitariste ou autre, et certaines de ces prestations ne nous laisseront pas indifférent, voir plus loin…  Enfin la Halle 3, la plus petite, et qui ne mérite d'ailleurs guère compte-tenu de sa taille ce nom de halle, reste celle à laquelle sont attribuées les prestations plus ou moins rock, car il y en a quand même encore quelques unes dans ce programme de la Nuit 3 de Nuits Sonores 13. 

Quand on arrive, le couple de Tomaga (Tom Relleen & Valentina Magaletti, anglais et tous deux membres de The Oscillation, nous disent les infos de NS) est sur cette scène, chacun à sa batterie, en s'emparant parfois de guitares ou autres instruments. Style minimaliste et planerie un peu appliquée qui ne nous retiennent guère… 
Blue Daisy
On va jeter un œil à la 2, et là on est plutôt captivé par contre, par ce black visiblement en colère et qui lance ses imprécations pleine de "fucks". Musique toute en tension. Ambiance sombre, lumière et musique, qui nous évoque un peu les shows de Tricky… Comment s'appelle-t-il ? Blue Daisy, drôle de nom car l'ambiance n'est guère aux petites fleurs… (il doit y avoir un sens caché qui nous échappe…?). Il quitte d'un coup trois épaisseurs de vêtements pour nous révéler son torse un peu gras, mais on n'est pas là pour juger de ça n'est-ce pas ? Sa musique a indéniablement une certaine classe en tout cas… 
On retourne vers la mini-halle 3 où celui qui se fait appeler Jessica93 déverse des tonnes de décibels entre sa guitare et ses machines. Il doit se croire dans la halle d’à côté : le volume est vraiment trop fort (pour masquer une faiblesse ?), et pourtant on en a vu d'autres bruyants, mais quel intérêt ici ? Musique shoegaze ? Non, il ne regarde même pas ses chaussures… 
Kelela 
Du coup, on retourne à la 2 (on a sans doute oublié des épisodes et puis on n'est pas obligé non plus de tout vous raconter, les tokens pour la bière, les chiottes obscurs…). Tiens une gracieuse chanteuse, elle bouge agréablement c'est déjà ça, toujours avec un mec aux platines/machines derrière. Elle doit se nommer Kelela… Américaine d'origine éthiopienne nous indiquent (à posteriori !) les infos NS. Pas mal, même si on accroche plutôt moins à la néanmoins jolie musique qu'avec celle toute en tensions de Blue Daisy tout à l'heure… 





Future of the Left
 Punk prolétaire 
Mais il est minuit passé et en H3 c’est Future of the Left qui s’est emparé de la scène et on est là en partie pour eux : on avait envie de voir ces dynamiteurs en live et on ne va pas être déçu… après un léger temps d’adaptation quand même, histoire de bien adhérer à leur punk prolétaire bien sommaire. Mais ça dégage drôlement, même si on ne comprend pas tout on voit bien que le chanteur-guitariste Andy “Falco” Falcous ne rigole pas et ses propos sont aussi violemment assénés que ses riffs de guitare. Son collègue Jimmy Watkins va faire un tour parmi les pogoteurs des premiers rangs histoire de s’assurer que scène et salle sont en osmose parfaite. Personnellement on n’est pas mécontent de nous retrouver en face de Julia Ruzicka (la dame de Falco paraît-il) qui se démène assez joliment tout en assurant une basse sans faille. Ne parlons pas du batteur (Jack Egglestone , membre fondateur avec Falco en 2005, tous les deux venant du fameux Mclusky) qui propulse le tout avec une incroyable énergie. Mais à la fin du show Falco va lui démonter son kit pour disperser toms et cymbales au devant de la scène, ce qui va occasionner un sympathique désordre final. Tout le monde est content et bien regonflé par ce set pour le moins tonique ! 

Public Service Broadcasting 
 Informations sublimées   
On ne s’éloigne pas trop de notre hangar n°3 parce qu’on a entendu dire plutôt du bien de Public Service Broadcasting qui va suivre et on voudrait bien juger par nous-même… Ils s’installent et à voir leurs dégaines (autrefois on aurait dit “d’employés de banque”) on craindrait plutôt le pire, mais cette impression préconçue (qu’on nous pardonne ?) va heureusement s’avérer bien fausse… Public Service Broadcasting (à présent en trio avec un bassiste en plus du batteur) propose une construction nouvelle, originale et séduisante à partir de certains éléments du passé on va dire. On retrouve par exemple chez eux des plans funky à la Talking Heads, et des aspects Kraftwerk aussi parfois et entre autres. Le grand manipulateur et chef d’orchestre, c’est donc ce John Samuelson, aka J. Willgoose, qui joue de la guitare, du banjo, des claviers et autres instruments, tout en contrôlant l’électronique, qu’il adapte sans doute pour chaque concert puisque la bande son nous gratifie de “merci Lyon” et autres petites flatteries adaptées à la soirée ! Car le concept, c’est cette voix off du type information de naguère (Public Service Broadcasting… Willgoose étant apparemment un ancien producteur de BBC World Service !), voix toujours plus ou moins présente et derrière laquelle se construisent tous les morceaux. Plus les projections qui illustrent aussi le propos. Et le résultat est plutôt réussi et séduisant. 

Il est presque 2h30 et la nuit sonore bat son plein : du monde de tous les côtés et l’on se croise à toute vitesse dans tous les sens sans trop de télescopages. C’est assez miraculeux et bon enfant. Grosse ambiance et de belles images en projection dans la Halle 2 avec Brodinski, mais désolé, sa musique ne nous accroche pas suffisamment, et l’effet de notre  canette de taureau rouge a du mal à contrecarrer… le poids des années sans doute. On va donc rentrer dormir… Assez satisfait en tout cas de ces deux dernières prestations assez remarquables qu’on vient de tenter de vous décrire. Comme quoi il y avait bien "encore du rock" à Nuits Sonores #13 ! 

Stevie D.

www.nuits-sonores.com/le-programme-en-un-clin-doeil/

QUELQUES VIDÉOS LIVE ENREGISTRÉES PAR CULTUREBOX…



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